Vaccination

 

Séance d’informations via Zoom le lundi 29/03 de 18h à 19h: 

Le lundi 29 mars, de 18h à 19h, rejoignez-nous sur Zoom pour poser toutes vos questions sur la vaccination! Séance ouverte de questions-réponses.
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Se vacciner contre la covid

Principe des vaccins :

Leur principe est de permettre au système immunitaire de déclencher une réponse immune spécifique contre le SARS-CoV-2 et de le neutraliser avant qu’il n’ait le temps de développer la maladie Covid-19 (ou d’en atténuer les conséquences).

Quels sont les différents types de vaccins contre la Covid-19 ?

Différentes technologies vaccinales sont utilisées comme vaccins contre la Covid-19. Elles sont de 2 types :

  • Les technologies classiques, basées sur l’utilisation d’un virus entier et inactivé, ici le

SARS-CoV-2 ou basée sur l’utilisation d’une partie seulement du virus (le plus souvent une protéine, ici la protéine S) associé à un adjuvant de l’immunité.

  • Les « nouvelles » technologies, basées sur :

– l’utilisation d’acide nucléique « pur » (ADN ou ARN), c’est à dire la séquence génétique d’une protéine-cible : ici la protéine S; ou

– l’utilisation d’un vecteur viral dans le génome duquel on a inséré le gène de la

protéine-cible, ici la protéine S du SARS-CoV-2.

Les vaccins à ARN peuvent-ils modifier nos gènes ?

Non. Lors de la synthèse protéique, l’information circule dans le sens ADN→ARN→protéine. Il n’y pas dans notre organisme d’enzyme permettant d’inverser ce sens. Ainsi, les vaccins

ARNm ne peuvent pas modifier nos gènes (qui eux sont sous forme d’ADN).

Et les vaccins à ADN : peuvent-ils modifier nos gènes ?

Non. Dans les vaccins à ADN, l’acide nucléique est sous une forme circulaire fermée (plasmide) qui ne peut pas s’intégrer à l’ADN chromosomique. Par ailleurs, le vaccin ne contient pas l’enzyme (intégrase) qui permettrait cette intégration.

Quel recul a-t-on sur la technologie des vaccins à acide nucléique ?

 Il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun vaccin à ARNm homologué. Cependant, les chercheurs y travaillent depuis plus de 20 ans. Cette technologie a fait l’objet d’améliorations continues, qui ont largement contribué à sa sûreté. Des vaccins à ARNm ont été testés chez l’être humain contre le virus Zika, les virus de la grippe et de la rage, et le cytomégalovirus, avec de l’ordre de 600 participants inclus dans ces essais.

C’est également le cas pour les vaccins à ADN qui ont montré des résultats prometteurs chez l’animal et dont les essais cliniques, chez l’humain, avaient déjà commencé avant le développement des vaccins à ADN contre le SARS-CoV-2. Quatre vaccins à ADN ont par ailleurs reçu les autorisations règlementaires nécessaires à leur exploitation commerciale pour protéger plusieurs espèces animales contre des maladies virales ou traiter le mélanome du chien.

Quels sont les avantages des vaccins à acide nucléique ?

 Ils sont très faciles et rapides à produire. La synthèse est faite en laboratoire sans avoir besoin de manipuler le virus. De plus, une fois le vaccin injecté, la protéine d’intérêt est produite dans nos cellules de façon naturelle ; elle prend donc la conformation (la forme) qu’elle a habituellement et induit une réponse immunitaire complète.

C’est un avantage par rapport aux vaccins inactivés ou sous-unitaires, et qui induisent une réponse immunitaire uniquement de type anticorps.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents des vaccins à ARNm ?

 La grande majorité des effets secondaires observés lors des essais cliniques se manifestent le lendemain de la vaccination et durent habituellement moins de 3 jours. Ils sont classiques et relativement attendus et fréquents : rougeur au point d’injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons ou fièvre. C’est ce que l’on appelle la « réactogénicité ». Les effets généraux sont plus fréquents après la 2ème dose de vaccin et chez les personnes plus jeunes. Ils sont le plus souvent légers à modérés et durent en moyenne 2 à 3 jours. Comme pour toute autre vaccination, les personnes vaccinées doivent être averties de la possibilité de survenue de tels effets. La prise de paracétamol est possible, mais elle n’est pour le moment pas recommandée de manière préventive.

Les personnes atteintes d’une maladie auto-immune peuvent-elles recevoir un vaccin à ARNm ?

Aucune maladie auto-immune n’est une contre-indication à un vaccin inerte (contrairement aux vaccins vivants qui peuvent déclencher une infection vaccinale si un traitement immunosuppresseur est en cours). Le fait de présenter une maladie auto-immune ne devrait donc pas être un critère de contre-indication stricte à la réalisation d’un vaccin Covid-19 non vivant. Il paraît par contre raisonnable de décaler la vaccination chez les individus en poussée de leur maladie auto-immune.

Vaccination et doses à recevoir :

2 doses

Pourquoi se faire vacciner ?

Le vaccin est utile contre la maladie et contre la transmissibilité du virus. Avec la vaccination il est intéressant d’atteindre un certain seuil de couverture vaccinale afin de favoriser l’immunité de groupe, et ainsi protéger indirectement les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées, voire permettre l’interruption de l’épidémie.

Pour vous informer encore plus, vous pouvez consulter le  question santé vacc

La vaccination consiste donc à protéger une personne contre une maladie infectieuse en lui administrant un vaccin. Les vaccins stimulent le système immunitaire et protègent la personne d’une infection ou d’une maladie. Grâce à la vaccination, la poliomyélite a disparu du continent européen et certaines maladies comme la variole, la diphtérie ou encore le tétanos ont pu être maîtrisées.

Le vaccin contient une particule du virus que l’on introduit dans le corps humain. Ainsi, notre corps produit des anticorps contre le virus. En cas de contact avec le virus, les anticorps produits grâce au vaccin vous protègent directement ! Votre corps se souvient d’avoir déjà dû combattre ce virus grâce à la mémoire immunitaire. L’avantage ? On ne développe pas la maladie et on ne court donc pas le risque de complications parfois graves.

Attention ! Pour être totalement protégés, deux doses sont nécessaires. Vous serez pleinement protégés deux semaines après l’injection de la 2e dose du vaccin.

Le vaccin vous protège, mais il protège également les personnes qui vous entourent.

En effet, non seulement la vaccination évite le développement de la maladie chez la personne vaccinée mais elle prévient la multiplication du virus chez cette personne et diminue la propagation du virus.

Si plus de 70 % de la population est vaccinée, le virus se propagera moins rapidement. Les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées (par exemple, les femmes enceintes, les personnes atteintes de cancer…) seront ainsi également protégées. C’est ce qu’on appelle l’immunité collective. Le schéma à la page suivante permet de bien comprendre l’immunité collective.

Cette immunité de groupe rendra la circulation du virus difficile, voire impossible !

Si, en revanche, peu de personnes se font vacciner, le virus continuera à circuler. L’immunité collective deviendra très difficile et plus de personnes risqueront d’être infectées.

Qu’est-ce que l’immunité collective ?

« Le vaccin a été produit rapidement, est-il sûr ? »

Le développement des vaccins Covid-19 a été une urgence de santé publique et différents points ont permis d’accélérer le processus de développement :

– Beaucoup d’argent a été libéré pour permettre les recherches.

– Les différentes phases de développement des vaccins (études précliniques et cliniques) ont été réalisées simultanément pour gagner du temps.

– Un grand nombre de personnes se sont portées volontaires pour tester les vaccins (entre 30.000 et 60.000 personnes, soit dix fois plus que pour les études cliniques habituelles)

– L’Agence européenne des médicaments (EMA) a mis en place un groupe d’experts chargé de donner la priorité aux procédures d’évaluation COVID-19.

– Le processus de fabrication des vaccins ARN-messagers est plus rapide.

L’évaluation n’a supprimé aucune étape importante et ces vaccins doivent répondre aux mêmes exigences que tous les autres vaccins.

Ce n’est que lorsqu’il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr, que l’Agence européenne des médicaments approuve son utilisation.

Cela s’applique non seulement au vaccin contre le coronavirus, mais aussi à tous les nouveaux vaccins et médicaments. C’est pourquoi, même après l’accord d’utilisation d’un vaccin, nous continuons à le surveiller.

« Le vaccin ARN-messager peut-il entrer dans nos gènes ? »

Non, le morceau de gène du virus injecté dans notre corps avec le vaccin ne rentre pas dans nos gènes. Il permet à nos cellules de produire des anticorps contre le virus avant d’être détruit rapidement. Ce type de vaccin était déjà testé depuis plusieurs années pour prévenir d’autres maladies, il n’est donc pas nouveau.

« Le vaccin provoque des effets secondaires graves… »

On sait que les vaccins contre le Covid-19 peuvent provoquer des effets secondaires mineurs. Comme pour tout (nouveau) autre vaccin (ou médicament), il peut s’agir de :

–           Douleur et gonflement au site d’injection

–           Fièvre, douleurs musculaires, frissons

–           Maux de tête

Ils ne durent que 24h à 72h maximum. Si ces symptômes devaient se prolonger, contactez votre médecin généraliste. En définitive, le risque d’effets secondaires graves ou de longue durée est très faible mais ne peut pas être exclu.

« Une fois vacciné, je pourrai reprendre ma vie d’avant ? »

Il ne faut pas oublier que la vaccination est complémentaire aux mesures d’hygiène et de protection déjà en vigueur (port du masque, distanciation sociale, désinfection des mains…). Ces mesures devront donc continuer à être respectées dans un premier temps, même après le vaccin.